visiter sculptotheque


La flore de La Réunion

La flore de La Réunion
  • id
  • Mucuna pallida Cordem.
  • Cadoque blanche
  • Fabaceae
  •  EX 
  • Taxon éteint
  • Description

    Grande liane à tige et rameaux légèrement poilus ou glabrescents.

    Feuilles 3-fofiolées, longuement pétiolées, pétioles pubescents ou glabres (10-12 cm. long.). Folioles brièvement pétiolulées (pétiolules poilus 1/2 cm, long.), glabres ou très discrètement poilues, surtout le long des nervures, penninerves, entières, arrondies à la base, finement acuminées au sommet, les deux latérales asymétriques, longues de 10-12 cm., larges de 6 cm., la médiane ovale longue de 10 cm., large de 5 cm.

    Inflorescence en grappes composées, axillaires, pauciflores, longuement pédonculés (pédoncule assez grêle, giabriuscule, 12 cm. long.). Pédicelles velus, presque soyeux, quelquefois tomenteux farineux (1 1/2 cm long.). Fleurs accompagnées de 2 bractées caduques

    Calice velu d'un blanc verdâtre, gibbeux en arrière. Les deux lobes supérieurs soudés entièrement, quelquefois un peu séparés au sommet, les autres lobes courts, aigus, presque égaux.

    Corolle d'un blanc sale, assez grande.

    Étendard obovale, subaigu ou émarginé au sommet, non appendiculé, réfléchi à angle droit, de moitié plus court que les ailes et la carène. Ailes oblongues, aiguës, gibbeuses à la base. Carène plus longue que les ailes, étroite, recourbée, très aiguë au sommet.

    Anthères portées par des filaments inégaux, les unes basifixes, les autres versatiles, toutes barbelées, surtout les versatiles.

    Ovaire sessile, couvert de poils roux 1-loculaire, contenant trois ovules. Style filiforme glabre. Stigmate en tête. Disque composé de 10 nectaires libres, globuleux.

    E.J. de Cordemoy admet ne jamaisavoir  rencontré de fruits malgré des recherches réitérées.
    Les ovaires avortent souvent, ce qui explique la rareté de cette espèce.

    Rare. Fleurit en avril.

    Localisation

    E.J. de Cordemoy dans la Flore de l’île de la Réunion (1895, p. 395) localise l’espèce « dans les bois qui bordent la rivière Dumas, le long de la route de Salazie, de la 5ème à la 8ème borne kilométrique ». Il précise aussi qu’« elle existe aussi à Saint-Joseph, où Frappier l’a trouvée portant de jeunes fruits ».

    Dans la Flore des Mascareignes [n°. 80 (Légumineuse s), p. 94], les localités déjà mentionnées par E.J. de Cordemoy y sont reprises. Il est par contre précisé la localité de l’échantillon de Boivin située « à l’entrée du brûlé de Ste Rose, 4 juin 1851 ».