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La flore de La Réunion

La flore de La Réunion
  • id
  • Agarista salicifolia
  • Bois de rempart, Bois de Mapou
  • Ericaceae
  • Bois de gale, Mapou, Mapou à petites feuilles, Mapou des hauts
  • Agariste à feuilles de saule
  • LC
  • Taxon de préoccupation mineure
  • non
  • Synonymes:

    • Agauria salicifolia
    • Andromeda salicifolia
    • Leucothoe salicifolia

    Description

    Arbre de 15 à 20 m de haut mais aussi petit arbre plus ou moins tortueux. Le tronc est à écorce fibreuse, fissurée en long, d’abord brun clair devenant grisâtre. L'écorce des gros pieds peut parfois faire penser à une écorce de Chêne ou de Camphrier. Le bois de teinte rousse à rougeâtre sur une souche fraîche.

    Agauria salicifolia05

    Feuillage: Les feuilles évoquent celles de certains Saules. Simples, alternes, entières, pétiolées, elliptiques-allongées, atténuées aux deux extrémités, vert terne dessus, plus claires dessous. Feuilles lancéolées ou ovales lancéolées, atténuées à la base, acuminées au sommet.

    Agauria salicifolia04

    Inflorescences: Les inflorescences sont axillaires, en racèmes. Les fleurs sont rouges, en forme de clochettes. Les corolles, urcéolées, pendantes, évoquent tout à fait une Ericaceae.

    Agauria salicifolia02 Agauria salicifolia10

    Fruits: Les fruits sont des capsules locolucide d'envrion 8 mm de diamètre. Les graines allongées et légères sont dispersées par le vent.

    Agauria salicifolia11

    Ecologie et répartition: Cette espèce est indigène, présente aux Mascareignes (sauf à Rodrigues), à Madagascar et en Afrique. A la Réunion on ne trouve que la variété pyrifolia qui est abondante jusqu'à 1200 m. Le Mapou est une espèce pionnière: c’est le premier arbre indigène à coloniser les coulées de lave fraîches. Dans les forêts plus âgées (Mare-Longue) on trouve encore des individus âgés plus ou moins dépérissant.

    Toxicité et utilisation:

    Le Bois de rempart est toxique. A La Réunion, de nombreux éleveurs peuvent témoigner de l'extrême dangerosité de cette plante sur les animaux dont, dit-on: "une feuille suffit à tuer un boeuf".

    Malgré cette extrême dangerosité, on connaît des usages anciens du XIXè siècle contre les maladies vénériennes. CORDEMOY en 1895 rapportait l'usage des feuilles en bains révulsifs contre le rhumatisme et aussi contre la gale.