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La flore de La Réunion

La flore de La Réunion
  • id
  • Furcraea foetida (L.) Haw.
  • Choca vert, Choka vert
  • Asparagaceae
  • Cadère, Kader
  • Chanvre de Maurice
  • Exo
  • Espèce exotique envahissante
  • non
  • Synonymes:

    • Agave foetida L.
    • Agave gigantea D. Dietr.
    • Furcraea gigantea Vent.
    • Fourcroya gigantea Vent.

    Description

    Plante exotique pluriannuelle et monocarpique, à feuillage persistant.

    Feuillage: Longues feuilles vertes charnues, creusées en gouttière, terminées par une épine et groupées en rosette au ras du sol.

    Choca vert Choca vert

    Inflorescences: Longue hampe florale ramifiée, de 5 à 7 m de haut, portant des fleurs blanc verdâtre presque toujours stériles. Ces fleurs ne donnent jamais de fruits mais, après la floraison, développement sur la hampe, à l'aisselle des bractées florales, des bourgeons (bulbilles végétatifs) donnant à la plante une forte capacité de régénération (plusieurs centaines de bulbilles par plante). La plante « mère » meurt après la chute des bulbilles qui colonisent les alentours.

    Choca vert Choca vert 007 medium Choca vert 008 medium
      Choca vert 010 medium  

    Ecologie et répartition: Furcraea foetida s'est largement naturalisée à la Réunion et à Maurice.

    Sa capacité élevée de multiplication végétative a fait de cette plante une peste végétale préoccupante.Elle colonise des stations rocheuses , des champs abandonnés, et s'introduit dans les sous-bois clairs, à basse et moyenne altitude, en empêchant toute régénération des arbres et arbustes locaux..

    C'est une plante halophile que l'on rencontre dans divers milieux: broussailles, savanes, milieux perturbés, zones agricoles, forêts naturelles. Elle forme des peuplements denses impénétrables qui empêchent la régénération des espèces indigènes.

    Origine

    Le Choka vert est originaire d'Amérique du Sud.

    Utilisation

    Le fil de choca :  Il est récolté en grattant la feuille que l’on lave, sèche, teint, sèche à nouveau et tresse. On en fait de la ficelle, de la corde, des gros cordages, de la « bourre » à matelas, des brosses, des descentes de lit, du papier, etc. Le fil tressé de choca vert sert notamment à faire des savates, ainsi que des boucles d’oreilles, des chapeaux et des sacs à main.

    Pendant la guerre, on s’habillait grâce aux fils de choca.

    La matière mucilagineuse nauséabonde renfermée dans les feuilles est antiseptique et a les propriétés lessivantes du savon. Quoique urticante, provoquant la "grattelle", cet ersatz de lessive remplaçait en temps de guerre le savon quand celui-ci manquait ou était rationné ; le linge gardait cependant son odeur fétide.

    Le mât de choca : on peut utiliser le mât de choca, d’une grande résistance, pour réaliser des échelles, construire des tonnelles (de chouchou ou de raisin), des parcs et clôtures de fortune. Il servait aussi à faire des radeaux pour la pêche ou pour les esclaves qui cherchaient à s'enfuir. Enfin ces mâts, lorsqu’on les évide, peuvent aussi servir de tuyaux de canalisations pour l’irrigation des champs, ou à la réalisation d’instruments de musique.

    D’autres usages : les petits morceaux de choca sont utilisés pour allumer le feu au-dessous du trépied de la marmite. Les épines servaient quant à elles à l’époque d'aiguilles pour percer, coudre...

    Usage médical

    Le choca aurait aussi des propriétés diurétiques et serait bon pour la peau, notamment en application sur le visage pour lutter contre l’acné. En médecine traditionnelle, on utilise également la pulpe de choca en tant qu’anti-inflammatoire.