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La flore de La Réunion

La flore de La Réunion
  • id
  • Angraecum palmiforme Thouars
  • Orchidaceae
  • Angrec palmiforme
  •  EX 
  • Taxon éteint
  • Histoire


    La publication originale de ce taxon a eu lieu en 1822 dans « Hist. Orchid. [Fl. Îles Austr. Afr.] : sec. tab. esp., t.68 [o18] » par Albert du Petit Thouars. L’origine géographique du matériel végétal décrit n’est pas connue avec certitude. La floraison de l’espèce est notée en septembre.

    angraecum palmiformeEn 1828, A. Richard dans « Monographie des Orchidées des îles de France et de Bourbon, p.72 » déclare l’espèce comme existant à Maurice mais l’absence d’échantillons ou de référence rendent cette affirmation douteuse.

    La première localisation fiable se trouve dans la Flore de la Réunion (1895) où E.J. de Cordemoy situe l’espèce à l’ « Escarpement de la rivière Saint-Denis » en précisant « sur les arbres dont ses racines embrassent les branches » avec une floraison en juillet.

    Pendant près de 200 ans, l’espèce n’a plus été signalée. Au début des années 80, plusieurs botanistes furent à la recherche de cette orchidée disparue emblématique (Lessouef, Bosser, Cadet, Dupont…) principalement dans la vallée de la rivière Saint-Denis (versant ouest), au niveau des basses pentes de la partie aval de cette vallée où subsistait des vestiges de la forêt semi-sèche mais aussi dans des conditions beaucoup plus humide (versant est).

    En novembre 1993, lors d’inventaires botaniques en forêt primaire, Joël Dupont retrouve deux individus d’Angraecum palmiforme vers 800 m d’altitude sur la crête surplombant l’ilet Solitude (La Possession) au nord-ouest de l’île. Le caractère épiphytique de l’espèce est confirmé ; celle-ci enserrant une branche morte de « Bois maigre », Nuxia verticillata Lam. de la famille des Stilbacées, avec son manchon de racines caractéristiques.

    Cette découverte semble élargir le champ des possibilités d’habitats écologiques du taxon, l’étage correspond en effet à la limite inférieure de la forêt humide de moyenne altitude.

    Les tentatives de multiplication de l’espèce à partir de semis in vitro et de maintien en culture des individus prélevés ont dramatiquement échoué. Angraecum palmiforme est de nouveau présumé disparu jusqu’à preuve du contraire.

    angpalmiforme