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La flore de La Réunion

La flore de La Réunion
  • id
  • Acacia mearnsii De Wild.
  • Acacia
  • Acacia mearnsii medium
  • Fabaceae
  • Mimosa
  • Acacia de Mearns, Acacia Noir
  • Exo
  • Espèces éxotique envahissante
  • non
  • Description:


    Acacia mearnsii ou acacia noir est une espèce d'acacia originaire d'Australie. Il est actuellement présent dans de nombreuses parties du monde où il est souvent utilisé comme source commerciale de tanin ou de bois de chauffage par les communautés locales. Il fut introduit à La Réunion vers 1870.

    Dans les zones où il a été introduit, il se comporte comme une espèce envahissante, remplaçant les espèces végétales locales.

    Son nom d'espèce lui a été donné en l'honneur de Edgar Alexander Mearns, qui a recueilli le modèle sur un échantillon importé en Afrique de l'Est.

    C'est un arbre toujours vert, dépourvu d'épines, peut mesurer de six à vingt mètres de haut.

    Les ramilles sont striés superficiellement; toutes les parties sont couvertes d'un fin duvet, les zones de croissance sont dorées et velues. Les feuilles sont vert-olives foncées, finement velues, bipennées; les folioles sont courtes (1,5 - 4 mm) et abondantes.

    Les fleurs sont jaunes pâles ou crèmes, les capitules globuleux.

    Les fruits sont des gousses d'un brun foncé, finement velues, portant des zones resserrées.

    Acacia mearnsii Acacia mearnsii gousses medium


    Utilisation:


    Acacia mearnsii fut introduite d’Australie sur l’île de la Réunion à la fin du XIXe siècle pour ses tannins.

    Elle a été associée tout au long du XXe siècle à la culture du géranium comme plante de jachère et comme combustible pour la distillation des plantes. Mais, avec la quasi disparition du géranium dans les Hauts de la Réunion, cette espèce a cessé d’être contrôlée par l’homme. À partir des nombreuses graines présentes dans les parcelles anciennement cultivées, l’acacia a colonisé très rapidement plusieurs milliers d’hectares sous la forme de bosquets disséminés dans les paysages agricoles.

    Des chercheurs de l’Inra Toulouse et du Cirad Réunion ont dénombré 18 espèces végétales natives de l’île dans 48 grandes zones envahies par l’Acacia depuis un an jusqu’à plus de 50 ans. Ils ont constaté que plus la date de colonisation de la zone est ancienne, plus le nombre d’espèces indigènes accueillies augmente. En revanche, le nombre de ces espèces diminue avec la distance au boisement local. Ces travaux montrent que même si le taux de zones à Acacia colonisées par la flore indigène reste faible comparé à ceux d’autres études sur la colonisation de plantations exotiques en zone tropicale, il mérite néanmoins d’être pris en considération dans le cadre de la conservation des espèces endémiques largement menacées par l’urbanisation galopante des Hauts de la Réunion.