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La faune de La Réunion

La faune de La Réunion
  • id
  • Macrobrachium australe
  • Chevrette australe
  • Macrobrachium australe 001
  • Macrocrustacés d'eau douce
  •  VU 
  • Contexte

    La Chevrette australe est une espèce présente dans l’ensemble des rivières de La Réunion, où on la rencontre jusqu’à 600 m d’altitude. A l’instar des autres crustacés d’eau douce de La Réunion, c’est une espèce migratrice amphidrome : les adultes vivent et se reproduisent en rivière, puis les larves migrent en mer pour y grandir, avant de regagner les eaux douces pour achever leur croissance. Cette espèce a donc à la fois besoin du milieu d’eau douce et du milieu marin pour accomplir son cycle biologique.

    Les entraves à la libre circulation de l’espèce entre ces deux milieux, par la présence d’obstacles physiques tels que les barrages, représentent une menace pour le développement de ses populations. Et les aménagements des cours d’eau, tels que le recalibrage ou la chenalisation, entraînent la dégradation de ses aires de reproduction au niveau des embouchures et de ses zones de nurseries.

    Cette espèce, pourtant largement répandue dans la région indo-pacifique, apparaît isolée à La Réunion : de récentes études ont montré que les flux de population vers l’île sont quasiment inexistants. En raison de la forte anthropisation des milieux d’eau douce de La Réunion, la population de la Chevrette australe a fortement décliné ces trente dernières années, ce qui explique son classement dans la catégorie “Vulnérable”.

    Description

    La taille de la chevrette australe est de 60-70 mm pour la femelle et 80-90 mm pour le mâle.

    L'espèce se caractérise par un rostre (bec, museau) long dont l'extrémité est dirigée vers le haut.

    La face dorsale du rostre possède de 9 à 13 dents, dont 2 ou 3 derrière l'orbite oculaire. La face ventrale comporte 2 à 8 dents, le plus souvent 4. Chaque côté du céphalothorax est pourvu d'une épine hépatique forte, proche de l'épine antennaire ; il n'y a pas d'épine branchiostège (qui recouvre les branchies). Les pinces longues et effilées sont nettement inégales chez le mâle adulte. La femelle, moins grande, a 2 pinces de la même longueur, plus petites que chez le mâle.

    Le corps, gris-brun, est plutôt transparent, avec, sur les côtés du céphalothorax, 3 rayures (parfois estompées chez les mâles adultes) rougeâtres et sur tout le corps des points rougeâtres à noirs.

    Macrobrachium australe 002