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DESBASSAYNS Joseph (1780-1880)

Scientifique

Date de naissance:
26 février 1780
Date du décès:
17 avril 1850

Après des études aux Etats-Unis, Joseph Desbassayns, retourne à l'île natale acclimater la pintade et le maïs. Mais à partir de 1812 il se lancera dans le sucre pour la France. Après la chute de l'Isle de France et de Saint-Domingue l'approvisionnement en sucre de la France s'était tari. Grâce à lui, l'île Bourbon sera rapidement à la pointe de la technologie sucrière mondiale.

Joseph DESBASSAYNS

 

Né à St-Paul le 26 février 1780, Joseph est le quatrième fils d'Henri-Paulin Panon Desbassayns et d'Ombline Gonneau-Montbrun. En décembre 1789, il part pour des études en France avec son père, son frère Charles et ses sœurs Marie et Mélanie. Ils y arrivent en pleine tourmente révolutionnaire. Contraint de retourner aux îles en 1793, Joseph s'accommode mal de la vie coloniale et veut compléter sa formation. Il part aux Etats-Unis où il apprend l'anglais «qu'il parla toujours avec une grande facilité» et retourne en France. Il revient dans l'île à la fin de 1803 avec les premières pintades qu'il acclimatera.

A la mort de son père qui avait fait fortune dans le coton, Joseph s'installe à Ste-Marie et épouse en 1808 Elizabeth Pajot, sœur de son beau-frère. Il se lance dans une nouvelle grande culture : le maïs.

Vers la fin de 1812, il fait l'acquisition de l'habitation Le Grand Hazier à Ste-Suzanne, agrandie peu après par l'achat de la propriété contiguë des Grinne. Elle deviendra le modèle de l'habitation sucrière ; car l'Ile Bourbon, grâce à la conquête anglaise, peut se lancer dans la production de sucre longtemps dévolue à l'isle de France exclusivement. En matière de plantation de la canne et de fabrication du sucre, l'Ile Bourbon est à la pointe de la technologie mondiale. Et on le doit en grande partie aux expériences agro-industrielles de Joseph Desbassayns. Il met au point un mode d'assolement triennal pour la canne qui fera longtemps autorité. Il installe, comme son frère Charles au Chaudron, une pompe à vapeur pour actionner un moulin sucrier armé de cylindres horizontaux.

machine a vapeur DesbassaynsMais seule la maladie pouvait entamer son enthousiasme et sa curiosité scientifique. Privé totalement de ses membres inférieurs «avant qu'il eût atteint ses quarante ans», Il continua de travailler néanmoins en palanquin pour le triomphe de «la culture savante». Pourtant, épuisé, il dut se résigner à partir pour la France pour raison de santé.

Il meurt à Paris le 17 avril 1850.

Sa fille, Madame la Vicomtesse jurien, fera imprimer, à sa mémoire, un Guide du Cultivateur.


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