visiter sculptotheque


OZOUX Louis (1869-1935)

Professeur de médecine
Artiste-peintre


Date de naissance:
23 août 1869
Date du décès:
24 avril 1935

Ce professeur d'anatomie à Bordeaux publia cinquante-sept articles dans la presse médicale spécialisée. Ancien disciple de Sébilleau-Springer, diplômé de l'Ecole des beaux-arts de Bordeaux, il fut plusieurs fois récompensé lors des salons sous le pseudonyme d'Henry Halles.

Louis OZOUX

 

Le 23 août 1869, naissait à la rue Ste-Anne à St-Denis, Elie-François-Léonce-Louis Ozoux, fils de jean-Baptiste-Dominique-Léonce Ozoux et de Marie-Louise Roche, jusqu'à lage de 11 ans, cet enfant "robuste de santé bien que maigret" fut instruit par sa mère. Démontrant des aptitudes pour le dessin et la peinture, on l'encouragea à suivre les cours de Mme Giraud.

En 1880, Louis entra au lycée Leconte-de-Lisle où il termina ses études à l'âge de 17 ans, réussissant avec succès son baccalauréat en 1886. Peu après, il partit pour Bordeaux où il s'inscrivit en même temps à la faculté de médecine et à l'école des beaux-arts, décidé à mener de front les deux formations. Travaillant ses paysages, contribuant souvent au Journal des Artistes de Paris, il fit forte impression sur son maître bordelais, Sébilleau-Springer, qui prophétisa une belle carrière d'artiste pour Louis Ozoux.

En 1893, il fut reçu docteur en médecine et obtint dans la foulée son diplôme des Beaux Arts. Il prit de l'emploi à Bordeaux comme médecin municipal, cumulant les fonctions de chef de clinique à la faculté de médecine (1893-1897). En 1895, il participa au congrès de gynécologie à Bordeaux. Il fut récompensé par la médaille d'argent des Services Sanitaires (1895) et la médaille d'argent des hôpitaux de Bordeaux (1899). De 1900 à 1902, il fut nommé professeur d'anatomie tout en travaillant au service d'orthopédie à l'hôpital des enfants. Il complète sa formation à l'Institut Pasteur (1902 à 1903 puis 1909 à 1910) et à la faculté de médecine de Paris où il acquiert les diplômes de médecine sanitaire et à ce titre de médecine coloniale. Pendant les 12 années de son séjour en France il avait adressé 57 articles à la presse médicale spécialisée et avait fait de nombreuses interventions autorisées.

Et l'artiste ? Sous le pseudonyme d'Henry Halles, il exposa plusieurs fois au Salon d'Automne de Bordeaux où il fut récompensé en 1901 par la médaille d'argent de la Société Populaire des Beaux-Arts et à l'exposition Coloniale de Marseille où il obtint une médaille d'argent. Coupant court à une double carrière nationale prometteuse, Louis Ozoux préféra rentrer à la Réunion où il s'installa comme médecin.

La guerre de 1914-1918 le rappela en France où il servit au front. Pour son dévouement, il reçut la croix de Guerre avant de retrouver sa maison de la rue du Conseil à St-Denis ou sa résidence secondaire au Brûlé, où il s'adonnait à une autre passion : les plantes. C'est le gouverneur Brochard qui le pressa de rentrer à la Réunion pour faire face à l'épidémie de grippe espagnole de 1919. Il arriva par la Ville d'Arras le 11 août 1919 pour diriger l'Institut de Bactériologie et le service de Santé.

Il continua de peindre. Médaille d'or pour ses tableaux envoyés à l'Exposition Coloniale de 1910, Grand Prix pour affiches en 1925, il eut le bonheur de voir une de ses œuvres reproduite en 1929 dans Le Monde Colonial Illustré. Il fut pendant 12 ans Président de la Société des Sciences et Arts.

En 1903, il avait épousé Jeanne-Pauline-Germaine Fronterre à Paris. Ils n'eurent pas d'enfant. Il meurt le 24 avril 1935 et repose au cimetière du Brûlé.

Bibliographie

  • Conférences et Etudes, P. Louis, 1938
  • Poèmes réunionnais, Paris, 1939, Lemerre

 

polish englishdocumentmarquis miami for saleTM binary options robot