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RICHEMONT (de) Philippe (1774-1840)

Administrateur

Date de naissance:
3 février 1774
Date du décès:
7 novembre 1840

Ami de Napoléon et de Pitt, il sera un habile négociateur avec l'Angleterre. A la Restauration (1815), il sera administrateur puis inspecteur-général des établissements français dans l'Inde.
De retour en France, il est nommé au conseil d'Etat et au conseil d'Amirauté et sera député de la Meuse.

Philippe de RICHEMONT

 

Philippe, troisième fils d'Henri-Paulin Panon-Desbassayns et d'Hombeline Gonneau-Montbrun, vit le jour à St-Paul sur l'habitation familiale le 3 février 1774. Depuis la fermeture de l'établissement des Lazaristes, il n'y a plus d'école à Bourbon. Les jeunes qui veulent avoir une bonne éductation doivent s'exiler en France. En 1780, il embarque à l'Isle de France avec ses deux frères ainés (Julien et Henry-Charles) pour l'abbaye bénédictine de Sorèze où ils seront ne pension. Leur père fera le long voyage pour les voir en juin 1785. Philippe préparera ensuite l'école militaire de Metz pour entrer dans l'artillerie quand éclate la Révolution. Il rentre alors à Bourbon et se lance alors dans les activités commerciales.

Il retourna en France en 1799 et épousa Catherine-Jeanne-Eglée-Fulcrande Mourgue, fille de Jacques Antoine Mourgue, ministre de l'intérieur de Louis XVI. Richemont sut jouer habilement de l'amitié qui le liait à Napoléon et devint un intermédiaire officieux et efficace entre Napoléon et Pitt. Il négocia le retour d'un grand nombre d'officiers français détenus sur les pontons britanniques. Il faillit obetenirque l'Ile de France soit rendue à Paris, mais le retour de Bonaparte de l'île d'Elbe fit échouer son projet.

A la Restauration, M. de Richemont fut nommé administrateur général des établissements français en Inde. Profitantd ela qualité de ses relations avec l'Angleterre, il put négocier avantageusement le rachat des privilèges de la Compagnie française des Indes Orientales sur le sel et l'opium; son homologue anglais — la Compagnie anglaise des Indes — versa un tribut annuel d'un million de francs à la France.

Par ailleurs il put interpréter à l'avantage de la France les dispositions du Traité de Paris de 1814 concernant les établissements français à Madagascar; Farquhar, gouverneur général anglais des iles Bourbon et Mauritius (ex-Isle de France) qui voulait rattacher Madagascar à son administration fut désavoué. Nommé commissaire général de la marine et ordonnateur à Bourbon, il arriva dans la colonie avec le nouveau commandant, Lafitte de Courteil. Il introduisit à Bourbon les frères des Ecoles Chrétiennes et fut à l'origine de la fondation du collège royal. Il fut l'auteur des fameuses ordonnances de 1825 qui servirent de modèle aux textes qui ont fixé le statut de nos colonies. La Restauration le nomma comte de Richemont et commandeur de la Légion d'honneur. Mais pour les Réunionnais c'est l'homme qui développa le système éducatif.

«Le Roi accorde à perpétuité 6 bourses gratuites dans les collèges de France et 3 places dans l'école royale des Demoiselles de la Légion d'honneur» annonçait gracieusement l'ordonnateur Panon Desbassayns lors de sa prise de fonction. Il soulignait «la touchante bonté qui récompense dans les enfants la fidélité des pères». Il fut nommé ensuite inspecteur général des établissements français dans l'Inde. De retour en France, il fut nommé au Conseil d'Etat et au Conseil d'amirauté à sa création. Il fut également choisi à deux reprises comme député de la Meuse. Il abandonna ses fonctions politiques lors de la Révolution de 1830 qui vit la chute des Bourbon.

Il mourut le 7 novembre 1840. Un an plus tôt, il avait été durement éprouvé par la mort subite de sa fille Mme la Comtesse Dodun de Keroman.

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