visiter sculptotheque


MAHY (de) François (1830-1906)

Ministre - Député de La Réunion

Date de naissance:
22 juillet 1830
Date du décès:
20 novembre 1906

Ministre de l'Agriculture de Freycinet (1882 - 1883), ministre de la Marine et des Colonies (1887 - 1888) François de Mahy fut le créateur de l'armée coloniale qui allait gagner la Première Guerre Mondiale ; on lui doit aussi la création de l'état-major général de l'armée. Vice-président de la Chambre des députés lors de l'assassinat du président Carnot, c'est lui qui prononça l'éloge funèbre au Panthéon.

François de MAHY

 

Le 22 juillet 1830 Mane-Claude-Adélaïde Le Coat K/Véguen, épouse de François-Césaire de Mahy met au monde un fils qui portera les mêmes prénoms que son père.

Lycée de St-Denis puis passage au lycée Henri IV à Paris : c'est le cursus des jeunes créoles doués. Après des études de droit et de médecine qu'il mène de front le jeune François de Mahy est reçu docteur en médecine en 1855. L'année précédente, au mois d'août, il avait épousé Valentine-Elise-Caroline Pouchaud de Bottens, dont il aura deux filles : Florence et Adèle.

En 1857, il retourne à la Réunion et s'installe à St-Pierre où son père avait même été maire. Humaniste, il sera médecin des
pauvres ; républicain, il se battra au côté d'Alexandre de La Serve (le fils de Nicole de La Serve) et d'Adrien Bellier pour l'émancipation politique et l'égalité avec la métropole car le Second Empire avait pris beaucoup de liberté avec les libertés des colonies !
 
Pour protester contre les événements sanglants de 1868 à St-Denis (8 morts et 19 blessés graves) et contre l'état de siège proclamé par le gouverneur, François de Mahy se fera journaliste au Courrier de St-Pierre avec Auguste Armanet. Le journal imprimé hors de St-Denis, donc hors de la juridiction de l'état de siège sera le seul à protester contre l'arbitraire. Il sera quand même suspendu pour un mois. Quand il reprit sa publication, il avait un nouveau rédacteur en chef : François de Mahy.

Journaliste de conviction, il dénonça les abus. Pendant 18 mois il croisa le fer avec l'administration. Il eut plusieurs procès notamment pour son article «Le siège de Cilaos» où il s'attaqua à la gendarmerie. Il fut acquitté.

Médecin des pauvres ou journaliste, laquelle de ces deux occupations l'amènera à la députation pour 36 ans et au gouvernement de la France? Ce qui est sûr c'est que l'opportunité fut fournie par l'avènement de la République en 1870 et le retour au suffrage universel.
 
L'île avait droit à deux députés a l'Assemblée Constituante : Alexandre de La Serve, la locomotive, et François de Mahy furent élus le 20 novembre 1870.

Mais coup de théâtre le 13 novembre 1875 ! L'Assemblée adopta l'amendement Champvallier sur la suppression de la représentation des colonies à la Chambre. François de Mahy se démena, écrivit, plaida, interpella si bien que M. de Plœuc, avoua à de Mahy. «Vous m'avez appris des choses que je ne sovais pas et qui me font regretter mon vote contre la représentation des colonies. Mais maintenant que je suis éclairé, mon devoir d'honnête homme est de voter pour le maintien de votre députation et je ferai tout pour rallier mes amis à votre cause.» Le 30 novembre, l'Assemblée vota l'amendement de Plœuc, qui accordait un député à chacune des colonies de la Réunion, la Martinique, la Guadeloupe et l'Inde.

Le 9 avril 1876, il est réélu député de la Réunion par 11095 voix sur 11179 suffrages exprimés ; Alexandre de La Serve étant élu sénateur de la Réunion. Député inamovible de l'île, réélu en octobre 1877 face à Conil, puis en 1881 (battant l'abbé le Gall) alors que l'autre républicain modéré Dureau de Vaulcomte battait le conservateur F. Naturel, il fut également appelé au gouvernement.

Il fut ministre de l'Agriculture du gouvernement Freycinet (30 janvier 1882 - 21 février 1883) puis ministre de la Marine et des Colonies (3 décembre 1887 - 3 avril 1888) du gouvernement Tirard. Farouche propagandiste de la colonisation de Madagascar il fut le créateur de l'Armée Coloniale qui allait servir la France pendant la Première Guerre et on lui doit aussi la création de l'état-major général de l'armée.

Vice-président de la Chambre des Députés lors de l'assassinat du président Carnot c'est lui qui prononça le discours au Panthéon. Surnommé «Le Grand Créole», il mourut à Paris le 20 novembre 1906 doublement éprouvé par la mort de son épouse à bord du bateau les ramenant à Paris et sa dixième élection. Sa statue fut inaugurée à St-Pierre le 22 juillet 1934 en présence de l'amiral Lacaze représentant le gouvernement.


En moins d'un mois, j'ai fait deux fois le tour de l'ile; j'ai traversé l'île deux fois dans sa largeur, de St-André à la Possession et de St-Benoît à St-Louis. Je suis allé deux fois au Piton des Neiges, en des points opposés: Salazie-Cilaos. J'ai vu des masses de monde en réunion publiques. J'ai causé à fond avec beaucoup de monde. Je me suis informé de toutes choses: si je ne connais pas mon pays, je ne le connaîtrai jamais.

F. de MAHY, 1876
alm project managementtradingthank you page sampleBinary options brokers comparisonstockpair minimum tradeaskfm-uznat.com