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HUBERT-DELISLE Henri (1810-1881)

Gouverneur et sénateur

Date de naissance:
1er janvier 1810
Date du décès:
8 décembre 1881

Maire de Saint-André de Cunzac, député de l'Assemblée Nationale, ce jeune créole installé au château de Bouilh près de Bordeaux, revint à l'île natale comme gouverneur en 1852. C'est l'âge d'or pour la Réunion. Il développe les activités économiques et la coopération régionale. Nommé sénateur, ce bonapartisite convaincu meurt à Bouilh en 1881.

Henry HUBERT-DELISLE

 

HUBERT-DELISLE Henry 000Louis-Henri Hubert-Delisle, fils de Cyr-Florentin-François-Gervais Hubert de Lisle et de Catherine-Sophie Laine de Beaulieu, vit le jour à St-Benoît le 1er janvier 1811. Il quitta la Réunion très jeune pour s'installer dans le château du Bouilh près de Bordeaux. Après de brillantes études à Paris, il devint maire de St-André-de-Cubzac en 1848 et député à l'Assemblée Nationale. Bonapartiste convaincu, il avait épousé sa cousine Germaine-Amélina Pignolet de Fresne.

Le décret présidentiel du 16 février 1852 nomme Henri Hubert-Delisle gouverneur de la Réunion. Dès que la nouvelle est connue dans la colonie, les manifestations de joie se succèdent.

La colonie prépare un accueil enthousiaste «au premier des siens». C'est le 8 août 1852 que la frégate La Belle-Poule rend le gouverneur Hubert-Delisle à son pays natal. C'est à Elie Pajot, maire adjoint de St-Denis, qu'échoit le privilège et l'honneur d'accueillir le premier gouverneur créole.
 
L'administration d'Henri Hubert-Delisle va être extrêmement féconde. Le gouverneur va développer une intense activité à la tête de son pays natal. Il entamera une tournée dans l'île pour mobiliser les énergies. Elle fut un véritable triomphe, le gouverneur en profitera pour réhabiliter le travail agricole. De nombreuses réformes vont être mises en place, des institutions nouvelles créées, des manifestations prestigieuses organisées. Avec Hubert-Delisle, la Réunion entre dans l'ère du changement. Le 4 juillet 1853, la Banque de la Réunion ouvre ses portes à St-Denis. Elle est créée pour une durée de 20 ans. Le pays possède enfin son établissement de crédit. Cette même année l'île organise sa première exposition coloniale. Instituée par décret du gouverneur, elle ouvre ses portes le 6 octobre dans les allées du jardin colonial. Elle se substitue à la «fête du Travail» établie en 1848. Un jury constitué par le gouverneur récompense les meilleurs exposants. Afin de développer le sentiment de l'épargne dans la population, le gouverneur crée la Caisse d'Epargne et de Prévoyance. Pour contourner les difficultés de la route de la Montagne, Hubert-Delisle conçoit le projet du tunnel sous le Cap-Bernard. Son ardeur au travail lui vaudra en moins de deux ans d'être fait chevalier de Légion d'Honneur par l'empereur et commandant de Saint-Sylvestre par Sa sainteté le pape. Les éloges dont on le combla ne firent que stimuler l'énergie du gouverneur. Le 14 août 1855 le Muséum d'histoire naturelle est inauguré en présence d'un hôte de marque le major général Hay, gouverneur de l'île Maurice. C'est l'âge d'or pour la colonie. L'industrie sucrière connaît un essor considérable.
 
En décembre 1855, invité à participer dans l'île soeur aux festivités organisées pour célébrer la fête de la reine Victoria, le gouverneur Hubert-Delisle obtient du gouvernement anglais l'extension à la Réunion du service postal maritime. 1856 verra la naissance de la Société des Sciences et des Arts. Sa séance inaugurale a eu lieu le 8 février 1856 sous la présidence du gouverneur qui y prononcera l'éloge de Mahé de Labourdonnais. Les travaux lus au cours des séances de la Société vont donner naissance à un bulletin. L'Île connaît un véritable bouillonnement culturel avec la naissance de l'association des anciens élèves du lycée, d'une institution d'arts et métiers confiée aux pères du Saint-Esprit et d'un noviciat, la réouverture de l'école professionnelle et la création de deux bourses pour l'école centrale des Arts et Manufactures.

En 1857, la seconde route de ceinture est ouverte. Elle traverse les Hauts de St-Benoît, de St-joseph, de St-Pierre, de St-Louis et de St-Leu. La première route avait été ouverte en 1854. En 1857, le mausolée de la Redoute sera érigé. Un an plus tôt, le 15 août 1856, la colonie avait inauguré sur la place du Gouvernement la statue de Mahé de Labourdonnais.

Celui qu'on qualifia de Labourdonnais du XIXè siècle a été constamment épaulé par son épouse qui se dépensa, elle aussi sans compter pour la prospérité de l'île. En décembre 1856, le corps aura ses raisons: Madame Hubert-Delisle est obligée pour cause de santé de rentrer en France. Le gouverneur ne tardera pas à ressentir lui-même le coût de l'énergie développée en six années au service du pays. Le 8 janvier, il quitte l'île à bord de L'Azof. C'est à Aden qu'il apprendra son élévation à la dignité de sénateur. Une page est tournée, jamais plus la colonie ne retrouvera période aussi féconde.

Il mourut au Bouilh. la propriété familiale, le 8 décembre 1881.


Le mausolée de la Redoute


mausolee redoute 003 mediumMessieurs,
La colonie vient de prouver qu'elle sait réparer les torts du passé, en élevant une statue à son fondateur. Elle a encore quelques cendres de ses enfants qui n'ont pas été receuillies. Il lui appartient de ne pas les laisser plus longtemps dans l'oubli. La défense de l'île a coûté la vie à des créoles, à des français. Ils sont courageusement morts dans une plaine voisine de St-Denis, au moment où les forces ennemies venaient s'emparer du chef-lieu. Il faudrait, ce me semble réunir ces ossements, les placer sous une pierre tombale, et dans un monument qui rappelât cette mort tragique.

H. Delisle

Voir aussi: http://hubert-delisle.jimdo.com/


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