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VERGES Raymond (1822-1957)

Homme politique

Date de naissance:
15 août 1882
Date du décès:
2 juillet 1957

Médecin, ingénieur et agronome. Blessé sur le front européen en 14-18, il laissera un souvenir impérissable en Asie. Il participe à la construction du chemin de fer russo-chinois en Mandchourie et sera consul de France au Siam. A la Réunion, il est considéré comme le père de la départementalisation.

Raymond VERGES

 

VERGES Raymond 000Le 15 août 1882, Noémie-Louise-Marie Vergès née Langoit donne naissance à Marie-Louis-Adolphe-Raymond à St-Denis. Son père, Raymond-Charles-Joseph-Aristide Vergès était pharmacien, domicilié rue de Paris. D'une grande curiosité scientifique, il entreprit des études de médecine qu'il conduisit de front avec des études de mathématiques supérieures ; ce qui lui permit d'acquérir aussi un diplôme d'ingénieur avant de s'engager dans des études d'agronomie à l'Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie Tropicale (ENSAT). Le 14 avril 1908, il épousa à Paris Jeanne-Camille-Adélaïde Daniel. Elle mourra du paludisme en 1923. Henri Lapierre dira : «Raymond Vergés est le fils de ses œuvres.»

Pour terminer ses études de médecine, il fut obligé «par de cruelles nécessités matérielles» de faire un long séjour en Chine. Il y exerça comme ingénieur notamment pour la construction du chemin de fer russo-chinois en Mandchourie. De retour en France en 1912, il s'inscrit à la faculté de médecine de Paris. Sa carrière de médecin fut interrompue par la Première Guerre Mondiale. Il s'engagea, fut blessé et reçut la croix de guerre. Il reprit ses consultations à la Rochelle avant de repartir en 1920 en Asie. En Chine, il est ingénieur au chemin de fer, médecin et professeur de mathématiques. Il sera consul de France au Siam et épousera en 1926 Khang Pham-Thi, une institutrice vietnamienne, avant de revenir en France en 1930. Il se fixera définitivement à la Réunion en 1931 après avoir épousé, le 28 août 1931 à Paris, Jeanne Desvignes veuve Willi. Sa seconde épouse étant décédée du paludisme.

Médecin à Hell-Bourg puis à St-André. il est nommé directeur du service de santé. Son engagement contre la misère et l'oppression en fera le secrétaire général de l'union réunionnaise des syndicats CGT. Avec Témoignages, «journal de defense des sans défense», il s'engage dans le combat politique. Vainqueur par 7 078 voix, contre 4 017 à la liste de l'ancien maire Raoul Hoarau, le Dr Vergés est élu maire de St-Denis le 29 mai 1945. Il est désigné peu après avec Léon de Lépervanche pour représenter la Réunion à l'Assemblée Constituante qui reconstruira l'Etat français.

Maire de Salazie de 1935 à 1942, il fut réélu deux fois député et fut également maire et conseiller général de St-André. Aux municipales de 1945, il réussit l'exploit d'être élu dans trois communes différentes (St-André, St-Denis, St-Paul). Il choisira St-Denis et sera le premier maire communiste du chef-lieu. Principal animateur du Comité Républicain d'Action Démocratique et Sociale (CRADS) il rassemble derrière lui la gauche progressiste et beaucoup de modérés. Ce mouvement est l'antichambre du passage au Parti Communiste Français.

Considéré comme le père de la départementalisation et du combat pour l'égalité sociale, il meurt le 2 juillet 1957. En signe de deuil, «les municipalités démocratiques de Bras-Panon, St-André, Ste-Marie, St-Leu, St-Paul, le Port et la Possession» supprimèrent le bal du 14 juillet 1957.


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