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VIVIEN Paul (1858-1931)

Journaliste
Président du syndicat de la presse coloniale française
Conseiller municipal de Paris

Date de naissance:
1er juillet 1858
Date du décès:
25 octobre 1931

Procureur de la République à Dakar, conseiller municipal de Paris, juge de paix à Sceaux, Paul Vivien sera pendant quarante-cinq ans président du Syndicat de la Presse coloniale française. Organisateur en 1886 au Grand Palais de la première exposition coloniale qui fut un énorme succès, il sera présent désormais à toutes les manifestations de ce type en France et à l'étranger. Cet ancien chef de cabinet d'Emile Combes, ministre de l'Instruction Publique prit une grande part aux luttes du Parti Radical.

Paul VIVIEN

 

Paul-Edmond, fils de François-Placide Vivien, professeur de lettres du lycée Leconte de Lisle à St-Denis, et de Marie-Delphine Marquet, est né le 1er juillet 1858 à St-Denis. Après des études dans cet établissement, il partit à Paris pour son droit. Nommé magistrat colonial et désigné pour servir en Afrique Occidentale Française, il fut procureur de la République à Dakar. Mais de nature polémiste, "préférant au siège les éclats du prétoire", il abandonna sa charge de magistrat pour devenir avocat. Il s'installa en Indochine avant de revenir à Paris.

Il est attiré par le journalisme. Il fonde son premier journal l'Hydropathe, organe de l'association du même nom. Happé par le tourbillon politique, il fut élu conseiller municipal de Paris. Il en profita pour créer le Paris-Municipal. En 1885, il prit une part active à la fondation du syndicat de la Presse coloniale Française dont le premier président fut M. Laillet. L'année suivante, Paul-Edmond Vivien lui succéda. Il sera constamment réélu à ce poste pendant 45 ans.
 
En 1886, il organisa au Grand Palais la première exposition coloniale tenue en France. Ce fut un immense succès. Encouragé par ces débuts heureux, il sera présent désormais dans toutes les grandes manifestations de ce type en France et à l'étranger : Paris (1889), Expo Universelle de 1900, Nogent ( 1907) puis Roubaix, Lyon, Bruxelles, Gand, Londres... Partout le syndicat de la Presse coloniale Française se fit remarquer. Par ailleurs, il organisa systématiquement tous les grands congrès "d'outre-mer".

En 1906, il fonda le journal La Presse Coloniale. A partir de 1914, il en sera le co-directeur avec Georges Boussenot qui prendra la direction complète du journal à la fin de la guerre. Vivien en profita pour fonder avec Ernest Outrey Le Midi Colonial. Il écrivit des chroniques légères sous le nom de Mirador.

Cet ancien chef de cabinet d'Emile Combes, ministre de l'Instruction Publique prit une part ardente aux luttes du Part Radical. Juge de Paix à Sceaux, membre Conseil Supérieur des Colonies (section tourisme), il fut fait commandeur de la Légion d'honneur.

Surmené par la préparation du congrès de la Presse coloniale qui se tenait en 1931 à Vincennes, sa santé se compromit rapidement. Il mourut le dimanche 25 octobre 1931 à 10 heures 30. Il avait 73 ans.
 
Le 28 octobre, devant les représentants des collectivités réunionnaises, son condisciple et compatriote, le général Auguste Richard, président de l'Amicale des Réunionnais, prononça l'éloge funèbre.

Il fut inhumé au hameau de Bièvres dans le caveau familial.

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