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BOUVET Pierre (1775-1864)

Contre-Amiral

Date de naissance:
28 novembre 1775
Date du décès:
26 février 1864

Comme son père, compagnon de Suffren, Pierre Bouvet sera la terreur des Anglais dans la Mer des Indes. Après les succès de la guerre de course, il participera à la bataille du Vieux Grand Port (Ile Maurice) en 1810. Remplaçant Duperré blessé, il passe sur La Bellone et conduit l'escadre française à la victoire. Ce sera la dernière victoire navale française sur les Anglais inscrite à l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

Pierre BOUVET

 

BOUVET PierreFils de Pierre-René-Servais Bouvet de Maisonneuve et de Marie Périer d'Hauterive, Pierre-François-Henri -Etienne Bouvet voit le jour le 28 novembre 1775 à St-Benoît. Comme son père qui commanda la Belle Poule dans la flotte de Suffren, le jeune Pierre sera marin.

En 1787, à 12 ans, il embarqua avec son père sur le Nécessaire pour une campagne aux Indes. Officier de marine en 1792, il subit avec son père les rigueurs de la Révolution. Emprisonnés, ils furent libérés en janvier 1795 ; son père mourut quelques jours après cette libération. Pour oublier son chagrin Pierre Bouvet reprit la mer et le combat contre les Anglais. Capturé à plusieurs reprises par l'ennemi il connut les sinistres pontons de Plymouth.

Après la campagne de Guadeloupe, il retourne à La Réunion où il épouse en 1804 sa cousine germaine Henriette Périer d'Hauterive. Mais il n'a pas pour autant délaissé la mer. Il pratique la guerre de course contre les Anglais dans l'océan Indien sur L'Atalante. S'il connaît encore les prisons anglaises de Bombay, il ramène aussi de nombreuses prises aux îles de France et de Bourbon. Entre 1808 et 1809, il capture plus de 30 navires anglais avec de riches butins.

Bouvet participera à la bataille du Vieux Grand Port. C'est la dernière victoire navale française sur les Anglais et elle figurera à l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

Remplaçant l'amiral Duperré blessé, il passe sur la frégate Le Bellone et conduit à la victoire l'escadre française. Mais ce glorieux fait d'armes ne fait que retarder l'inévitable. Les Iles de France et de Bourbon seront conquises et occupées par l'Angleterre en 1810.

Bouvet rentre en France sur L'Adèle avec sa famille en août 1811 et continue son métier d'officier de marine. A bord de
L'Aréthuse il se couvrit de gloire au Sierra Leone contre les Anglais. Mais la mort de sa fille aînée et l'état de santé de sa femme, devenue aveugle, vont le forcer à prendre sa retraite en août 1815. Il retire à St-Servan pour oublier les fastes de l'Empire. Il est officiellement admis à la retraite en 1822 avec le grade de contre-amiral.

Son sens de l'engagement le conduit en 1830 à la députation de l'Ille-et-Villaine pour les Libéraux. La même année (le 28 juillet), il perd sa femme. En 1831, il est promu grand officier de la Légion d'Honneur alors que peu après son île natale le désigne pour la représenter au nouveau conseil des Colonies.

Selon le Moniteur, Pierre Bouvet décède à Cherbourg le 26 février 1864. Office funèbre à Notre-Dame du Vœu à Cherbourg puis le corps est transporté par l'aviso à vapeur Le Dauphin à St-Servan et inhumé dans le caveau où reposent les cendres de son père. Mais il eut le bonheur d'entendre encore une fois en 1857 le cri : Vive l'Empereur. En effet, Napoléon III en visite à St-Malo, avait tenu à saluer le vétéran.


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