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BAILLY de MONTHION François (1776-1850)

Général d'Empire
Chef d'Etat-major de la Grande Armée

Date de naissance:
27 janvier 1776
Date du décès:
7 septembre 1850

Le jeune Réunionnais se couvrit de gloire dans l'armée d'Italie et reçut des mains de Bonaparte la Légion d'honneur en 1804. Héros d'Austerlitz, blessé à Waterloo, la France des Bourbon ne pouvait se passer des qualités du Créole Bonapartiste. Il fut fait  inspecteur général d'infanterie et élevé à la pairie en 1830.

François BAILLY de MONTHION

 

François-Gédéon, troisième enfant d'Alexis Bailly de Monthion et de Marie-Anne-Marguerite Duval son épouse, est né le 27 janvier 1776 à St-Denis. Son père est ingénieur à Bourbon et sa mère la fille de Pierre-François Duval, ancien assesseur au Conseil Supérieur. De par sa mère, François-Gédéon descend de Françoise Chastelain.

Comme tous les fils de famille, il quitta l'île pour des études à Paris. Le 24 février 1793, en pleine tourmente révolutionnaire, il entra comme sous-lieutenant dans le 74e régiment de ligne du Beaujolais. Il avait alors 17 ans. Il fit ses premières campagnes dans les armées de la Moselle et du Nord. Suite au décret ordonnant la destitution des officiers appartenant à la noblesse, il quitta l'armée en septembre 1794. Mais sa valeur était telle qu'il reprit du service comme aide-de-camp du général Turreau peu après. Ce dernier était alors Commandant en chef de l'armée des Pyrénées Orientales. Il fit l'éloge de l'intelligence et du sang-froid du jeune Monthion.
 
L'arrestation momentanée de Turreau le fit passer dans l'état-major des généraux Beaupuy et Carclaux dans l'armée de l'Ouest. Sa promotion fut rapide : lieutenant le 20 janvier 1795, adjoint au capitaine général Robert le 27 septembre de la même année, adjudant adjoint le 6 octobre 1796 avant d'être rappelé comme aide-de-camp de Turreau le 21 septembre 1797. Partout, il fut en première ligne.

En 1800, il se couvre de gloire dans l'armée d'Italie. Confirmé comme chef d'escadron par Bonaparte en personne après Marengo, il est l'homme des missions délicates à l'intérieur des lignes ennemies. En 1801, il devient chef d'état-major des divisions militaires du Simplon et du Valais. Pour sa bravoure, il reçoit des mains de Bonaparte la Légion d'honneur en 1804.

En 1805, Monthion fut rattaché à l'état-major particulier du ministre de la Guerre, Alexandre Berthier. A Austerlitz il fut fait colonel et obtint la croix d'officier de la Légion d'honneur et celle du Mérite de Bavière, il changea alors de registre et fut envoyé en mission diplomatique en terres germaniques.

En 1806, il repartit au feu comme aide major général. Le 11 juillet 1807, alors qu'il venait d'être nommé gouverneur de Tilsitt, il fut fait commandeur de la Légion d'Honneur. En 1808, Monthion fut élevé au rang de général de brigade et assista le prince Murat comme chef d'état-major. C'est lui qui reçut de Charles IV la révocation de sa déclaration d'abdication. A l'arrivée de l'empereur en Espagne, il reçut encore le témoignage de son estime.

En 1809, il abandonna la péninsule ibérique pour la lutte contre l'Autriche et se couvrit de gloire. Il fut fait comte avec la Grand'Croix de Hesse et la croix de commandeur de Wurtemberg. En 1811, il commanda la frontière franco espagnole avec une division d'infanterie installée à Bayonne. Chef d'état-major de la Grande Armée en 1812, Il fut promu général de division le 4 décembre 1812 et fait grand officier de la Légion d'honneur le 4 novembre 1813.

Blessé à Waterloo, ce bonapartiste revint à la vie active militaire sous les Bourbon dans le corps royal d'état-major créé le 6 mai 1818 par le maréchal Gouvion-St-Cyr Inspecteur général d'infanterie, Grand'Croix de l'ordre royal de la Légion d'honneur, il fut élevé à la pairie en 1830. Il mourut à Paris le 7 septembre 1850.

En 1855, son buste fut exécuté et placé à Versailles sur un dessin de sa fille unique la comtesse Pajol. Une réplique en plâtre de ce buste fut envoyée à Ste-Marie qui avait revendiqué, à tort, d'être la commune de naissance du général. C'est son frère François Amédée qui vit le jour à Ste-Marie le 11 mars 1774. En décembre 1874, fut inauguré, au rond-point du Jardin de l'Etat un buste du général réalisé par son gendre le comte Pajol. Une rue du chef-lieu porte également son nom.


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